Dans une lettre ouverte au journal Escale nautique Yves Gélinas donne son appui à la restauration de la goélette Grosse-Ile
"Nous, marins, soucieux de la préservation du patrimoine maritime québécois,
demandons poliment mais fermement au Ministère de la Culture, des Communications
et de la Condition féminine (MCCCF) du Québec de revenir sur son refus de classer la
goélette Grosse-Île comme bien culturel et de lui accorder enfin la somme nécessaire à
sa mise en service pour le bénéfice de tous."
Lire la lettre de Yves Gélinas
D - Réfections Restaurations des goélettes patrimoniales Synthèse des réfections des navires
Grosse-Île
Goélette entièrement restaurée,
refaite à 95% suivant les normes
les plus élevées Investissement public
par mètre linéaire: 20 000$ Pour un budget total de
1,8 million $, le navire est à l'état
neuf et peut être certifié pour
naviguer sous voile avec passagers
par Transports Canada.
La goélette a bénéficié d'une réfection à 95%, soit le remplacement à
l'identique de toutes les pièces d'origine à l'exception d'une partie de
la quille. Cette réfection complète et la mise aux normes de
Transports Canada étaient justifiées aux fins de son exploitation commerciale
avec passagers. La Grosse-Île a été dotée en outre d'un gréement de
voilier en sus de sa re-motorisation. La restauration est complétée.
Le navire est actuellement désarmé sur le quai 27 du Port de Québec.
Marie-Clarisse II
Goélette partiellement restaurée,
refaite à 30% sans respect des normes reconnues Investissement public
par mètre linéaire: 117 188$ Après plus de 3 millions $
d'investissements dans une
restauration comme bien classé,
est-ce le même navire ?
Un tel budget aurait été suffisant pour une
reconstruction complète.
La goélette a subi quelques interventions mineures sur sa
coque, le pont et les roufs ont été refaits, le jeu de voiles
remplacé et le gréement remise à neuf. Tous les aménagements
intérieurs ont été refaits. La restauration est réputée
complétée et a touché environ 30% du navire.
Saint-André
Goélette en cours de restauration sans
respect des normes reconnues Investissement public
par mètre linéaire: 73 917 $ Après plus de 1.4 millions $
dépensé dans une restauration comme bien
classé, à quoi bon les 750 000 $
supplémentaires accordés ?
Le bateau a perdu toute valeur patrimoniale
et ne possède plus de caractéristiques
justifiant son classement. La démarche de
préservation (mise sous abri) ne devait en
aucun cas amener à une reconstruction de cette
ampleur et surtout, à un tel désastre au plan
de la préservation.
La goélette est en cours de restauration et fait l'objet
d'une réfection presque complète avec le remplacement
des composantes principales. À ce jour, les membrures ainsi
que quelques bordées ont été remplacés, et les
superstructures ont été enlevées.
Tableau comparatif des réfections
La Grosse-Île et les deux navires classés par le MCCCF
L'information permettant de comparer l'état de préservation
des navires restaurés (Grosse-Île et Marie-Clarisse) ou en cours de restauration
(Saint-André) est présentée sous forme de tableau.
Précisions au sujet des navires classés
Tous les actes sur les navires ont été posés alors qu'ils bénéficiaient de la protection du MCCCF.
Les budgets cités ne prennent en compte que les sommes versées depuis 2002 qui sont diffusées
ou annoncées publiquement. D'autres fond publics et provenant de donateurs ont été alouées.
Malgré le recours à la Loi d'accès à l'information, Goélette Grosse-Île n'a pu obtenir les avis du
MCCCF sur son propre dossier. La divulgation de l'information du Ministère concernant ce navire
et ceux sous sa protection (avis et financement depuis le classement) serait du plus grand intérêt
pour la collectivité québécoise.
Enfin, le répertoire en ligne du patrimoine culturel du Québec ne présente aucune description
ou information patrimoniale sur la Marie-Clarisse.