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Des milliers de goélettes qui ont été construites sur les rives du Saint-Laurent
au cours des derniers siècles, il reste aujourd'hui seulement six navires et deux épaves émergées.
Une seule de ces goélettes, la Grosse-Île, est entièrement préservée,
et peut reprendre une vie active et témoigner de manière vivante une époque révolue.
Pour toutes les autres, le glas a sonné. Leur disparition complète est une question d'années.
La plupart sont très dégradées, alors que la seule de ces goélettes qui soit sous la
protection juridique du ministère de la Culture, des Communications et de la
Condition féminine (MCCCF) a irrémédiablement perdu sa valeur patrimoniale en
raison d'une réfection inadéquate (le Saint-André). L'autre goélette classée par
le gouvernement québécois, originaire des provinces maritimes, est quant à elle
très sérieusement dénaturée (la Marie-Clarisse II).
Ce dossier expose la situation de ces navires et une appréciation de leur état.
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